Quand Albert et Marie Bochet ont posé la première pierre du Belvédère en 1962, le col du Petit-Saint-Bernard n'avait pas encore retrouvé sa route ouverte à l'année. La maison, voulue simple et solide, accueillait surtout des voyageurs en transit vers l'Italie et quelques pionniers du ski à La Rosière.
Soixante-trois ans plus tard, leur petite-fille Élise tient la réception, son frère Pierre s'occupe de la cuisine, et leur cousine Léa veille sur le bar. La maison a connu trois rénovations légères — toujours pour réparer, jamais pour transformer. Les balcons sculptés sont d'origine, les rideaux à carreaux ont été refaits à l'identique en 2018, le plafond de la salle à manger n'a pas bougé.
Ce qui n'a pas changé non plus : la vue, plein sud sur la vallée. Et l'idée qu'un hôtel, c'est d'abord un endroit où l'on dort bien après un long voyage.
La façade, façon « auberge des cols » des années soixante